Le "Turbo 100" remplace le 1.2 Puretech : changement d'emballage, même technologie...

Le "Turbo 100" remplace le 1.2 Puretech : changement d'emballage, même technologie...

Peugeot vient d’annoncer l’arrivée d’un moteur essence Turbo 100 ch sur ses modèles d’entrée de gamme comme les Peugeot 208 et Peugeot 2008.

Mais derrière cette appellation inédite, une question se pose : s’agit-il réellement d’un nouveau moteur… ou simplement d’une évolution bien connue ?

La fin du nom « PureTech », pas du moteur...

Depuis quelque temps, Stellantis cherche clairement à tourner la page du nom “PureTech”, apparu en 2012.

Ce bloc 3 cylindres 1.2 turbo a en effet souffert d’une réputation très dégradée, notamment à cause de sa première version (EB2 Gen1) connue pour sa courroie de distribution baignant dans l’huile et ses problèmes de fiabilité parfois coûteux.

Pour redorer son image, le groupe a donc décidé de supprimer progressivement l’appellation PureTech, remplacée aujourd’hui par une dénomination plus neutre : “Turbo”.

Une évolution technique déjà bien engagée

Contrairement à ce que pourrait laisser penser la communication, ce moteur n’est pas une nouveauté totale.

Le bloc a déjà connu plusieurs évolutions importantes :

  • EB2 Gen2 (2022) : amélioration de la fiabilité globale
  • EB2 Gen3 (2023) : transformation en profondeur avec
    • passage à une distribution par chaîne
    • adoption d’un turbo à géométrie variable
    • environ 70 % de pièces nouvelles selon le constructeur

C’est cette dernière génération (EB2 Gen3) qui équipe désormais l’essentiel des modèles essence du groupe.

Le “Turbo 100” : une version déjà existante

Le fameux moteur “Turbo 100” présenté aujourd’hui correspond en réalité à une déclinaison du bloc EB2 Gen3.

Il n’est donc pas inédit, puisqu’on le retrouve déjà sous le capot de modèles récents comme la Citroën C3 ou encore la Fiat Grande Panda. Ses caractéristiques : 100 chevaux,  205 Nm de couple, uniquement disponible en boîte manuelle (pour l'instant), et sans hybridation (pour l'instant).

Chez Peugeot, il remplace désormais l’ancienne génération EB2 Gen2 sur les versions d’entrée de gamme. À noter que ce moteur est couvert par une garantie pouvant aller jusqu’à 8 ans, sous réserve de respecter l’entretien dans le réseau constructeur.

Une transition encore en cours chez Stellantis

Jusqu’à récemment, certains modèles du groupe utilisaient encore l’ancienne génération EB2 Gen2, notamment le Jeep Avenger, l'Opel Corsa et l'Opel Mokka.

Ces versions, désormais en fin de carrière, vont progressivement disparaître au profit de la nouvelle génération à chaîne.

Et après ? L’ombre des moteurs Firefly

En coulisses, une autre question agite le groupe : l’avenir même de cette famille de moteurs.

Stellantis a récemment confirmé vouloir prolonger la durée de vie de ces blocs pour répondre aux futures normes Euro 7.

Mais certains observateurs évoquent déjà une possible transition vers les moteurs Firefly (issus de l’ex-groupe FCA), qui pourraient à terme remplacer les blocs français dans une partie de la gamme.

En résumé, le “Turbo 100” n’est pas une révolution technique. Il s’agit surtout :

  • d’un moteur déjà existant (EB2 Gen3)
  • d’une évolution plus fiable que les anciennes versions
  • et d’un rebranding destiné à faire oublier le nom PureTech

Reste maintenant à voir si cette nouvelle génération saura définitivement faire oublier les déboires du passé et regagner la confiance des automobilistes.

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